Menu icoMenu232White icoCross32White

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Images de la page d'accueilBandeau avec du texte, des boutons ou une inscription à la newsletter

Cliquez pour éditer
SYNDICA†HO : dignité, liberté, responsabilité de toute personne humaine !

La destination universelle des biens (détails)

La présente page fait partie d'une série exposant les grandes lignes de la Doctrine Sociale de l’Église catholique et montrant, notamment, la promotion que fait celle-ci de la liberté de chaque personne humaine. Cette série s'appuie sur le Compendium de la DSÉ, dont il reprend différents passages (en rouge, ceux qui parlent plus particulièrement de liberté). Le principe de la destination universelle des biens est exposé au chapitre 4 (Les principes de la doctrine sociale de l'Église) du Compendium, partie III (articles 171 à 184). Les chapitres 3 et 4 sont de nature très doctrinale : c'est là que sont présentés les principes et valeurs de la DSÉ.

Parmi les multiples implications du bien commun, le principe de la destination universelle des biens revêt une importance immédiate : « Dieu a destiné la terre et tout ce qu'elle contient à l'usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité » (Comp., 171).

Dieu (...) a donné la terre à l'homme pour qu'il la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits (cf. Gn 1, 28-29). Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu'elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C'est là l'origine de la destination universelle des biens de la terre (Comp., 171).

 

The BL King’s Topographical Collection: "[Le Globe Terrestre ... dressé sur la projection de M. de la Hyre ... par I.B. Nolin, etc]" (Photo credit: The British Library on Visualhunt.com / No known copyright restrictions)

 

Le principe de la destination universelle des biens de la terre est à la base du droit universel à l'usage des biens. Chaque homme doit avoir la possibilité de jouir du bien-être nécessaire à son plein développement (Comp., 172).
La destination universelle des biens comporte un effort commun visant à obtenir pour chaque personne et pour tous les peuples les conditions nécessaires au développement intégral, de sorte que tous puissent contribuer à la promotion d'un monde plus humain, « où chacun puisse donner et recevoir, et où le progrès des uns ne sera pas un obstacle au développement des autres, ni un prétexte à leur asservissement » (Comp., 175).
Par le travail, l'homme, utilisant son intelligence, parvient à dominer la terre et à en faire sa digne demeure: « Il s'approprie ainsi une partie de la terre, celle qu'il s'est acquise par son travail. C'est là l'origine de la propriété individuelle ». La propriété privée et les autres formes de possession privée des biens « assurent à chacun une zone indispensable d'autonomie personnelle et familiale ; il faut les regarder comme un prolongement de la liberté humaine. Enfin, en stimulant l'exercice de la responsabilité, ils constituent l'une des conditions des libertés civiles ». La propriété privée est un élément essentiel d'une politique économique authentiquement sociale et démocratique et la garantie d'un ordre social juste. La doctrine sociale exige que la propriété des biens soit équitablement accessible à tous (Comp., 176).
Le principe de la destination universelle des biens requiert d'accorder une sollicitude particulière aux pauvres, à ceux qui se trouvent dans des situations de marginalité et, en tout cas, aux personnes dont les conditions de vie entravent une croissance appropriée
. À ce propos il faut réaffirmer, dans toute sa force, l'option préférentielle pour les pauvres : « C'est là une option, ou une forme spéciale de priorité dans la pratique de la charité chrétienne dont témoigne toute la tradition de l'Église » (Comp., 182).
L'amour de l'Église pour les pauvres s'inspire de l'Évangile des béatitudes, de la pauvreté de Jésus et de son attention envers les pauvres. Cet amour concerne la pauvreté matérielle aussi bien que les nombreuses formes de pauvreté culturelle et religieuse (Comp., 184).

 Résumé de Syndicatho : d'après ce principe, personne ne peut être empêché d'accéder, par l'échange libre, à tel ou tel bien, tel ou tel service.

Commentaires de Syndicatho :
- le principe de la destination universelle des biens ne saurait justifier la distribution de « droits à », faux droits (comme le "droit au logement") ayant comme contrepartie une atteinte à la propriété de ceux qui sont censés les assurer gratuitement (de façon générale, l'État, donc les contribuables) ;
- il existe en France de multiples cas de non-respect du principe de la destination universelle des biens : le chômage de masse est certainement le principal, l'accès contingenté à certains emplois (notaires, conducteurs de taxis, ...) à certaines formations (médecine, pharmacie, dentaire, sages-femmes, ...), à certains établissements scolaires (privé sous contrat), aux services de prestataires écartés par un monopole d’État (transport public de voyageurs, assurances sociales, ... ) en sont d'autres exemples ;
- lorsque certaines personnes privées semblent ne pas respecter ce principe (ex : propriétaires de logements inoccupés) qui ne louent pas leur bien), il faut comprendre que c'est le plus souvent à cause d'une législation non respectueuse de leurs droits de propriété, qui les dissuade de faire fructifier ce bien (ex : extrême difficulté à récupérer un logement occupé par un mauvais payeur) ;
- seul un marché libre est compatible avec le principe de la destination universelle des biens : toute intervention coercitive (prix plancher ou prix plafond, prix imposé, monopole ou autre forme de numerus clausus, réglementation désapprouvée par une partie au moins, ...), empêche certains d'accéder, par l'échange, à tel ou tel bien ou services qu'il désirent. Par exemple, le SMIC empêche certains, qui seraient prêts à travailler pour un salaire inférieur, d'accéder à un emploi et de produire de la richesse. Le numerus clausus empêche certains étudiants d'accéder à des études de médecine, ou à une formation de pharmacien, et des années plus tard, des malades seront empêchés de bénéficier de soins appropriés, du fait de la pénurie de médecins générée par cette entrave au libre marché.