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SYNDICA†HO : dignité, liberté, responsabilité de toute personne humaine !

La destination universelle des biens

La présente page fait partie d'une série exposant les grandes lignes de la Doctrine Sociale de l’Église (DSÉ) catholique et montrant, notamment, la promotion que fait celle-ci de la liberté de chaque personne humaine. Cette série s'appuie sur le Compendium de la DSÉ, dont il reprend différents passages (en rouge, ceux qui parlent plus particulièrement de liberté). Le principe de la destination universelle des biens est exposé au chapitre 4 (Les principes de la doctrine sociale de l'Église) du Compendium, partie III (articles 171 à 184). Les chapitres 3 et 4 sont de nature très doctrinale : c'est là que sont présentés les principes et valeurs de la DSÉ.

Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu'elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C'est là l'origine de la destination universelle des biens de la terre (Comp., 171).

 Résumé de Syndicatho : d'après ce principe, personne ne peut être empêché d'accéder, par l'échange libre ou par la production personnelle, à tel ou tel bien, tel ou tel service.

Commentaires de Syndicatho :
- le principe de la destination universelle des biens ne saurait justifier la distribution de « droits à », faux droits (comme le "droit au logement") ayant comme contrepartie une atteinte à la propriété de ceux qui sont censés les assurer gratuitement (de façon générale, l'État, donc les contribuables) ;

 

The BL King’s Topographical Collection: "[Le Globe Terrestre ... dressé sur la projection de M. de la Hyre ... par I.B. Nolin, etc]" (Photo credit: The British Library on Visualhunt.com / No known copyright restrictions)

 

 

- il existe en France de multiples cas de non-respect du principe de la destination universelle des biens : le chômage de masse est certainement le principal, l'accès contingenté à certains emplois (notaires, conducteurs de taxis, ...) à certaines formations (médecine, pharmacie, dentaire, sages-femmes, ...), à certains établissements scolaires (privé sous contrat), à bénéficier des services de prestataires écartés par un monopole d’État (transport public de voyageurs, assurances sociales, ... ) en sont d'autres exemples ;

- lorsque certaines personnes privées semblent ne pas respecter ce principe (ex : propriétaires de logements inoccupés) qui ne louent pas leur bien), il faut comprendre que c'est le plus souvent à cause d'une législation non respectueuse de leurs droits de propriété, qui les dissuade de faire fructifier ce bien (ex : extrême difficulté à récupérer un logement occupé par un mauvais payeur) ;

- seul un marché libre est compatible avec le principe de la destination universelle des biens : toute intervention coercitive (prix plancher ou prix plafond, prix imposé, monopole ou autre forme de numerus clausus, réglementation désapprouvée par une partie au moins, ...), empêche certains d'accéder, par l'échange, à tel ou tel bien ou service qu'ils désirent. Par exemple, le SMIC empêche certains, qui seraient prêts à travailler pour un salaire inférieur, d'accéder à un emploi et de produire de la richesse. Le numerus clausus empêche certains étudiants d'accéder à des études de médecine, ou à une formation de pharmacien, et des années plus tard, des malades seront empêchés de bénéficier de soins appropriés, du fait de la pénurie de médecins générée par cette entrave au libre marché.

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